Lunch & Learn 2016

Mardi 13 décembre 2016

Nos “Amis Américains”: les coulisses d’une philanthropie culturelle transnationale

Au mois d’octobre 2016, le Musée d’Orsay a reçu la plus importante donation étrangère à un musée français depuis 1945. Le couple donateur, Marlene et Spencer Hays, sont Américains, fortunés et francophiles. Ils sont aussi membres fondateurs de l’American Friends Musée d’Orsay, une association qui lève régulièrement des fonds auprès de donateurs états-uniens afin de financer des projets du musée et d’encourager des collaborations et échanges franco-américains. Il existe en réalité de nombreux American Friends : du Louvre à l’Opéra de Paris, chaque grand établissement culturel français a désormais son association de bienfaiteurs aux Etats-Unis. Malgré la médiatisation de certains dons exceptionnels, cette philanthropie transnationale reste largement méconnue. Atypiques, les American Friends sont au carrefour de plusieurs logiques. Outils de fundraising pour les joyaux de la culture française, ces associations participent des relations diplomatiques franco-américaines et organisent un dialogue parfois compliqué entre élites économiques, politiques et culturelles des deux pays. Elles encouragent le développement de la philanthropie en France à partir du « modèle américain », non sans se heurter à certaines résistances. Nous vous proposons d’entrer dans les coulisses des American Friends : Quelles sont les particularités de ces organisations philanthropiques singulières et comment fonctionnent-elles ? Quelles relations créent-elles entre les donateurs américains et les établissements culturels français ? Que nous disent-elles de l’internationalisation de la philanthropie et de ses relations complexes avec les Etats ?

Avec : 
  • Anne Monier, Docteur en sciences sociales, Centre Maurice Halbwachs (EHESS / ENS / CNRS), auteur de « Mobilisations philanthropiques transnationales : Les ‘Amis Américains’ des institutions culturelles françaises » 
  • Jérôme Kohler, Directeur du Philanthropic Lab, Co-créateur des American Friends of Fondation de France et Ancien Directeur des American Friends of the Louvre (New York).
Podcast :

Mardi 14 juin 2016

Strategic giving: how can philanthropists design a strategy to achieve their goals?

Philanthropy usually aspires to generate positive social change by addressing complex and multifaceted human problems through the allocation of private funds. If donors want to achieve more than a simple act of generosity, they need to address three intertwined issues: effectiveness, accountability, and legitimacy. Constructing and acting upon a sound philanthropic strategy is essential for both individual and institutional donors to increase the relevance of their gifts. On which basis can donors measure the efficacy of their philanthropic actions? Who defines and assesses the social relevance of the private allocation of funds? How can donors align their personal values and goals with public needs in a way that is both satisfying for them and beneficial for the community? Professor Peter Frumkin has worked on these questions for years and established a framework to apply a strategic approach to philanthropy. In 2006 and 2010, he published two landmark books to present and illustrate his framework. What has changed in the philanthropic sector since, both in the U.S. and abroad? Has philanthropy become more “strategic”? Why does this question matter in 2016?

Avec :
  • Peter FrumkinProfesseur, Directeur académique du Center for Social Impact Strategy et Directeur du Nonprofit Leadership Program, Penn University (Etats-Unis). Auteur de Strategic Giving: The Art and Science of Philanthropy (2006) et de The Essence of Strategic Giving: A Practical Guide for Donors and Fundraisers (2010). 
Podcast:


    Mercredi 9 mars 2016

    La philanthropie à l’ère du Big Data : 
    quand les données révolutionnent la collecte 

    Nous sommes entrés dans l’ère du « Big Data ». Ce terme fait référence à l’immensité des données numériques que le progrès technologique permet désormais de collecter, agréger et analyser à moindre coûts et presque sans limite. Outre le volume des données disponibles, c’est aussi leur variété et la vitesse de leur traitement qui ont décuplé en quelques années. Troisième phase de la révolution numérique (après l’informatique et Internet), le Big Data représente un potentiel prodigieux de création de valeur pour les entreprises, en personnalisant et optimisant le service rendu aux clients. Mais les organisations sans but lucratif sont aussi concernées : mieux comprendre la cause et ses bénéficiaires, améliorer l’efficacité et l’impact des opérations, mais aussi optimiser la stratégie de collecte et la relation avec les donateurs. Or, si les promesses sont nombreuses, peu d’organisations faisant appel à la générosité du public se sont aventurées dans l’analyse de données, au-delà d’outils marketing très conventionnels. Quels sont les grands enjeux du Big Data pour la collecte de fonds ? Quels sont les freins à lever pour que la philanthropie profite pleinement du Big Data ? Quels risques et limites faut-il prendre en compte ? 

    Avec :
    • Arnaud de Bruyn, Professeur à l’ESSEC, Consultant spécialisé dans le diagnostic, l'analyse et l'optimisation du fundraising grand public. 
    • Nicolas Ponset, Fondateur et Directeur d’Aleron Group, Trésorier de Handicap International UK.
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      Jeudi 28 janvier 2016


      Où en est la venture philanthropy en France ?

      Le concept de venture philanthropy, né aux Etats-Unis à la fin des années 1990, est une approche innovante qui applique les principes et les méthodes du capital-investissement (private equity), et en particulier du capital-risque (venture capital), au secteur non lucratif. En apportant un soutien financier et en compétences sur plusieurs années à des associations ou des entreprises sociales à fort potentiel, la venture philanthropy a pour but de renforcer durablement la capacité de ces organisations à produire un impact social significatif et à le mesurer. Si le concept a suscité beaucoup d’intérêt depuis ses débuts, les fonds ou fondations pratiquant distinctement ce « capital-risque philanthropique » restent encore peu nombreuses, en particulier en France. Des résistances d’ordre culturel existent, mais c’est surtout la difficulté à appliquer ces principes et le manque d’exemples concrets qui peuvent expliquer ce décalage entre la théorie et la pratique. Où en est la venture philanthropy en France ? Quelles leçons peut-on tirer des premières initiatives en la matière ? Nous en débattrons à partir du retour d’expérience du Fonds d’innovation AG2R LA MONDIALE dans le cadre de son partenariat avec l’association Unis-Cité.

      Avec :
      • Benoît Raviart, Directeur adjoint des Activités Sociales, AG2R La Mondiale.
      • Anne-Claire Pache, Professeur titulaire de la Chaire Philanthropie à l’ESSEC

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